Camions coincés dans l'impossible traversée de Nogaro

Tous subissent les nuisances causées par le millier de camions qui passe chaque jour sur cette départementale pour éviter de payer l’autoroute entre Bayonne et Toulouse. Des camions à 80% étrangers, qui ne desservent pas le Gers. Le problème est ancien, mais rien ne bouge, déplore le maire de Nogaro, Christian Peyret.

Source : Nogaro : une manifestation pour protester contre le flot de camions

Depuis 2006, la nationale 124 qui traversait cette portion du Gers a été déclassée en route départementale. Le problème, c’est qu’en amont de ce déclassement partiel, il y a la mise en service de l’IGG (Itinéraire à Grand Gabarit) dont les aménagements attirent un flot toujours plus nourri de grands transports internationaux. Le fret routier est lui-même extrêmement concurrentiel et pouvoir remporter un marché peut parfois tenir à choisir un parcours qui limite les frais autoroutiers.

Dans ce contexte, il était tout à fait prévisible que les poids lourds attirés par l’IGG et sa gratuité n’allaient pas s’évaporer sur les quelques dizaines de kilomètres de départementale qui leur restent à franchir pour arriver à la façade aquitaine, ses voies rapides et ses nationales particulièrement bien aménagées.

Reste que le déclassement du tronçon ouest de la RN124 reporte la charge de l’entretien au département et aux communes, alors même que le flux circulatoire, lui, est typique d’une grande nationale bien équipée.
On peut comprendre l’exaspération et le sentiment d’abandon des riverains, perpétuels perdants et oubliés de la fin de toute idée d’aménagement du territoire.