Fermier alternatif avec ses vaches dexter

Pour les autres animaux, au début, il est allé à l’abattoir, comme tout le monde. Mais très vite, « cela m’a posé problème, se souvient-il. Déjà, il faut charger les animaux dans la bétaillère. Des bêtes élevées en liberté ne comprennent pas pourquoi elles devraient monter là dedans. Puis, il faut aller jusqu’à l’abattoir, et les abandonner. Je l’ai fait quelques fois, puis je me suis dit “c’est terminé”, il faut que je trouve une alternative. C’est comme ça que ça a commencé. »

Il a aménagé sa ferme pour pratiquer l’abattage dans de bonnes conditions sanitaires. Il savait qu’il restait encore un « tueur » dans le village, un professionnel habilité à abattre les animaux. Il l’a contacté, a également trouvé un boucher pour découper les carcasses. Cochons et vaches sont donc tués sur place, quasiment dans le champ, là où ils ont toujours vécu. « Mon but, c’est zéro stress, répète-t-il. Mes animaux sont sous ma responsabilité, je veux qu’ils aient la meilleure vie possible. Mais, s’ils doivent finir en steak, je dois assumer leur mise à mort, faire en sorte qu’elle se passe dans les meilleures conditions possibles. »

Source : L’abattage à la ferme, le combat d’un éleveur pas comme les autres