La moitié du territoire français est à l’abandon

Portrait en noir et blanc d'un homme présenté comme pauvre (bonnet, air tragique, traits marqués)

Comme désormais un quart rural de la France, ce jeune couple d’agriculteurs est dans un territoire oublié de la république. Dérisoire symbole en naufrage: : le salon de l’Agriculture se tient à Paris. C’est l’évènement que tout politicien ne manquerait pour rien au monde, sans comprendre qu’il est devenu un mirage folklorique complètement décalé des réalités,

Réforme de la PAC

Un paysan souriant pose à côté de sa vache

Il faut aussi maintenir des services dans les zones rurales : « qui a envie de vivre seul avec son plus proche voisin à 4 km et l’épicerie la plus proche à 10 km ? », demande un eurocrate qui pointe l’incurie des États à assurer l’aménagement de leur territoire.

L’Occitanie : deux métropoles qui se tournent le dos

Une extension du champ d’étude confirme  également que l’aire urbaine de Toulouse se raccroche à l’aire urbaine de Bordeaux tandis que l’aire de Montpellier, plus autonome, est plus orientée vers le réseau Marseille-Aix. Cette étude confirme que  la réforme territoriale s’est fondée sur deux logiques différentes qui, ici se sont avérées contradictoires.

APA : les départements ruraux paient la note

Les départements ruraux sont plus vieillissants que les urbains, ceci est amplifié par un autre phénomène : beaucoup de gens viennent se retirer chez nous, parce qu’il fait bon vivre. Ce sont des personnes qui ont fait leur vie professionnelle ailleurs, notamment dans les grandes villes, ils ont créé de la richesse ailleurs,

Ruralité : pas d' »urgences » à moins d’une heure de route!

La privatisation rampante du système de santé, des logiques territoriales dictées par des considérations purement comptables, des décisionnaires qui ne connaissent plus que la vie en centre-ville de grande métropole et, quelque part, un profond mépris de la vie des ruraux, conduisent à des décisions qui mettent délibérément la vie de nos concitoyens en danger.

Refuser l’abandon du territoire

rural

Le citoyen d’une commune de 500 habitants, pour la Dotation Globale de Fonctionnement de l’Etat, « pèse » deux fois moins que celui d’une commune de 200 000 habitants. Alors même que l’Etat a pris l’habitude de faire financer ses politiques – réforme des rythmes scolaires, accessibilité, transition énergétique, jusqu’aux implantations de gendarmeries… – par les collectivités.La traduction concrète sur le territoire est catastrophique : les trésoreries et les classes continuent de fermer,

L’agriculture européenne rêve de l’ère 2.0

Autre handicap important, l’absence de couverture homogène du territoire rural en matière d’accès Internet. Aujourd’hui, la majorité des citoyens européens mal équipés en connexion haut débit vit en zone rurale, où seulement 25 % des habitants disposent d’une bonne connexion, alors que les citadins sont 70 % à être reliés au haut débit.

La saturation (des riverains) de la RD 931

La RD 931 est, en fait, la partie ouest de la RN 124 qui relie de fait Toulouse à la façade atlantique via la très fameuse bretelle de Barcelone-du-Gers. Cette bretelle d’accès à la dispendieuse autoroute 65 — énorme gouffre à argent public par la grâce des PPP — est elle-même une déviation déguisée permettant par un effet d’affichage d’annoncer que le Gers est lui-même doté d’une entrée autoroutière,

Les besoins exprimés par les jeunes médecins

Maison de santé

Opération « découverte » dans le Gers, on l’on demande aux principaux intéressés ce qui les motiverait pour exercer dans la ruralité. Sans surprise : des services publics pour la famille et des opportunités d’emplois qualifiés pour les conjoints.

C’est aussi tout un environnement, médical et non-médical, que les internes prennent en compte : «Le Gers manque de médecins spécialistes,

Rendre la RN21 payante

Il est certain qu’une fois que les riverains n’auront plus accès à la route nationale (qu’ils ont financée avec leurs impôts) qui traverse leurs villages, le transit sera beaucoup plus fluide pour les 10 ou 20 % de la population les plus aisés, ceux qui sont prêts à payer pour gagner quelques minutes.

Le piège des conventions pour « construire une école rurale attractive »

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On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre!
Comme nous le rabâchons sans cesse, le projet de l’Éducation Nationale est bien de détricoter l’école républicaine libre et gratuite, particulièrement dans les territoires jugés comme négligeables, comme les banlieues défavorisées ou les zones rurales. Il s’agit, dans un objectif purement comptable de renforcer à cout constant les moyens dans les centres-villes des métropoles où se concentrent aujourd’hui les activités à forte valeur ajoutée.

États généraux de la démographie médicale dans le Gers

Prendre conscience du problème de la désertification médicale du Gers rural et excentré est plutôt une bonne chose. Mais le fond du problème, comme nous le répétons régulièrement, est sociologique et économique : un territoire qui perd régulièrement ses services publics n’est pas attractif pour les jeunes familles,

Instauration des « contrats de ruralité »

Le troisième Comité interministériel aux ruralités a eu lieu vendredi 20 mai à Privas en Ardèche. Principale décision : conclure des « contrats de ruralité » devant permettre d’ »agréger » les divers dispositifs sectoriels (et leurs financements) destinés à un même territoire rural. Parmi les 36 autres nouvelles mesures listées par le gouvernement, on retrouve beaucoup de dispositions déjà connues qu’il s’agit simplement d’élargir,

Plateau TV publique : La santé en milieu rural

Cette émission publique citoyenne est organisée par Parlem TV avec le soutien du CLAN (Cultures Loisirs Animation de Nogaro), de la ville de Nogaro et du Conseil Général du Gers.Parlem TV prévoit une série d’émissions enregistrées en public au cours de l’année 2016. Elle sont organisées sous la forme d’une discussion « citoyenne »

La ruralité revient à l’agenda du gouvernement

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À moins d’un an de l’élection présidentielle, le gouvernement cherche à reconquérir l’électorat rural, qui aux élections régionales a voté en masse pour le Front national. Il met en tout cas en avant le bilan de son action, comme l’a fait, le 10 mai, le ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales.

Se déplacer dans notre région

Nostalgie de la gare

Des états généraux, une consultation en ligne, on pourrait penser que les élus de la Région ont commencé à prendre la mesure du délabrement absolu de l’aménagement des territoires ruraux, de leur enclavement — voire de leur abandon — de la nécessité d’anticiper l’inflation prévisible du poids des énergies fossiles dans les besoins de déplacement et de la nécessité de les rationaliser en cessant d’éloigner toujours plus les services publics des citoyens qui en ont besoin…

Mais en répondant au questionnaire,

La République oublie ses communes rurales

Le torpillage de la ruralité, ce n’est pas juste la raréfaction, puis la disparition programmée des services publics essentiels. C’est aussi un problème éminemment politique où l’on se rend compte que les citoyens ruraux ne valent pas autant que leurs homologues des zones urbaines plus denses. Parce que c’est le fondement même de notre République qui est attaqué,

Accès des ruraux aux services publics

« On a une solution : on va donc commencer par vous créer le problème qui va avec! »

C’est ainsi que l’on pourrait résumer le fameux schéma d’amélioration de l’accessibilité des services au public sur lequel les territoires ruraux doivent à présent plancher. En gros, il aurait suffi de commencer par ne pas systématiquement les démonter,

Rail : quand le tout TGV implique la sous-dotation des dessertes locales

La même histoire se répète indéfiniment partout en France et pas seulement dans les navettes domicile-travail entre les zones rurales sans ambitions en termes d’emplois qualifiés et les métropoles étranglées par un foncier toujours plus spéculatif, hors de portée des ménages de travailleurs de la petite classe moyenne.

Comme la SNCF engloutit l’essentiel de ses moyens dans l’accélération continue des trajets TGV des 10 % les plus aisés de la population,

Écoles : ceux qui tentent de sauver les meubles en cédant au chantage

Globalement, l’académie contrattaque en mettant en scène une communauté de commune qui a cédé au chantage des fermetures d’écoles pour la très hypothétique promesse de maintenir les ressources éducatives. Cependant, nous ne voyons là qu’un ajustement de stratégie de transfert des ressources des campagnes vers les villes.

Une fois que la fermeture des niveaux élémentaires et moyens des écoles sera actée,

Mobilisation générale contre la désertification rurale

Depuis le début nous écrivons dans ces colonnes sur la nécessité de sauvegarder une société civile rurale avec ses métiers, ses infrastructures et ses services publics. La vision de la ruralité construite par les métropoles est une politique d’exploitation des ressources, exactement comme pour n’importe quel pays colonisé.

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Il est d’une importance vitale que le tissu socioéconomique rural soit préservé de la tentation de faire des campagnes des sortes de « réserves d’indigènes »,

Fermetures d’écoles programmées : concours de langue de bois remportée

On apprécie l’exercice de haute voltige lexicale de l’actuelle représentante de l’académie, toujours dans l’optique d’un plan unique qui consiste à faire tourner le jeu des chaises musicales entre villages, année après année, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une école par canton.

C’est cela, concrètement, que l’on appelle le maillage du territoire.

Destruction du tissu scolaire rural : et si on montait les écoles les unes contre les autres!

La question de l’école concentre sur elle toutes les problématiques de l’abandon constant et programmé des zones rurales, parce que c’est le dernier service public dont tout le monde a besoin un jour ou l’autre.

Dans La Petite Gascogne, nous démontons le processus à l’œuvre depuis des années, aussi nous n’avons pu qu’être goguenards quant à l’identité de ce fameux parent d’élève dégotté par nos confrères.

L’avenir de la ruralité vu de Paris : une école par canton (dans un premier temps!)

«Si on le voulait, on pourrait avoir 1 000 habitants en 10 ans, la pression est forte sur le foncier, ici. Mais ce n’est pas le but. Il faut du locatif. Un lotissement de 13 logements sociaux est prévu qui apportera encore des familles et des enfants. En pavillonnaire, les enfants partent un jour, sans se renouveler».

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