Le sud-ouest de la France éprouve une sécheresse jamais vue depuis cinquante ans

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Les anomalies climatiques s’accumulent en Gascogne et pourtant, les pratiques agricoles ne s’adaptent pas. Pour combien de temps encore?

Dans un tel contexte, les conflits d’usage risquent d’être exacerbés : « 70 % de notre irrigation est destinée au maïs, dont seulement 25 % de la production est utilisée localement,

Toujours plus!

Toujours la déconnexion avec la nature et l’environnement — et la société civile, en passant — au cœur des préoccupations agricoles gasconnes. Et toujours pas d’interrogations sur la pertinence de développer des monocultures qui ne sont pas adaptées au climat dans lequel on persiste à vouloir les maintenir.

Le maïs nécessite toujours plus d’irrigation parce que c’est une culture tropicale.

Des récoltes d’été sinistrées

La chaleur et la faiblesse des précipitations estivales sont-elles encore surprenantes dans notre région? Il faut le croire.

Comme ses confrères, Bernard Malabirade a relevé les changements climatiques qui affectent déjà le Gers. «Les vendanges se font deux semaines plus tôt. Et désormais, même dans des secteurs comme le Sud Armagnac, on n’a plus le climat à forte tendance océanique d’auparavant.

Le changement climatique, c’est maintenant!

En 2030, on estime déjà que le débit des cours d’eau baissera de 40 % à 50 %. «Cela posera des problèmes aux populations, à l’agriculture… Les pluies provoqueront un ravinement accéléré des sols. Il faudra sans doute changer de méthode de culture, et cesser de labourer dans le sens de la pente pour ne pas accroître le phénomène…» Certains modèles montrent la disparition du hêtre.