Alerte sécheresse pour l’été 2017

Carte des bassins touchés par la sécheresse

Allons-nous revivre cet été des sécheresses aussi intenses que celles de 2005 et 2011, voire de celle de 1976 ? Le ministère de l’Ecologie prend l’hypothèse au sérieux, et a convoqué un comité sécheresse qui se tiendra à Paris le 16 juin prochain.
« Il faut rester vigilant dans les mois à venir,

La Gascogne pourrait manquer d’eau cet été

Une main tient des végétaux déséchés

Dans les autres régions, 54% du total des réservoirs « affichent des niveaux modérément bas à très bas. C’est notamment le cas de la Bretagne, des pays de la Loire, de la partie ouest de la Normandie, du grand Massif Central et de la plupart des nappes du bassin Adour-Garonne,

Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau

Petit cours d'eau sur paysage vallonné

La création en 2006 de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), chargée de la police de l’eau, annonce-t-elle la fin de l’impunité pour les pollueurs ? Possible. En 2010, une circulaire du ministère, alors de l’Écologie, durcit le ton : « Il est impératif de consolider la pratique des contrôles et de mieux coordonner l’intervention des services et établissements chargés des polices de l’eau et de la nature. 

Bassin Adour-Garonne : l’état d’urgence de l’eau est déclaré

eau

Le dérèglement climatique — à présent acté — est en train d’assécher certains bassins hydriques de l’hexagone. La disparition progressive des glaciers pyrénéens concerne en premier lieu le bassin Garonne-Adour, lequel se caractérise en plus par un usage immodéré de l’eau pour les activités agricoles et touristiques.

Le risque souligné par les rapporteurs est de cristalliser les conflits d’usages.

Toujours plus!

Toujours la déconnexion avec la nature et l’environnement — et la société civile, en passant — au cœur des préoccupations agricoles gasconnes. Et toujours pas d’interrogations sur la pertinence de développer des monocultures qui ne sont pas adaptées au climat dans lequel on persiste à vouloir les maintenir.

Le maïs nécessite toujours plus d’irrigation parce que c’est une culture tropicale.

Le changement climatique, c’est maintenant!

En 2030, on estime déjà que le débit des cours d’eau baissera de 40 % à 50 %. «Cela posera des problèmes aux populations, à l’agriculture… Les pluies provoqueront un ravinement accéléré des sols. Il faudra sans doute changer de méthode de culture, et cesser de labourer dans le sens de la pente pour ne pas accroître le phénomène…» Certains modèles montrent la disparition du hêtre.