Deux fois plus de poids lourds dans les Pyrénées que dans les Alpes françaises

De nombreux Gascons ont constaté une nette augmentation du trafic de poids lourds en transit national et international sur nos routes pourtant souvent déclassifiées de nationales à départementales sous prétexte de dessertes essentiellement locales.

Il semblerait que ce « ressenti » ne vient pas de nulle part et que l’abandon du fret par la SNCF et l’envolée des tarifs des autoroutes privatisées ne soient pas étrangers à des nuisances que nous subissons et que nous finançons à fonds perdu.

Rail : quand le tout TGV implique la sous-dotation des dessertes locales

La même histoire se répète indéfiniment partout en France et pas seulement dans les navettes domicile-travail entre les zones rurales sans ambitions en termes d’emplois qualifiés et les métropoles étranglées par un foncier toujours plus spéculatif, hors de portée des ménages de travailleurs de la petite classe moyenne.

Comme la SNCF engloutit l’essentiel de ses moyens dans l’accélération continue des trajets TGV des 10 % les plus aisés de la population,

LGV Toulouse-Bordeaux : l’État donne son feu vert

Juste remettre en perspective le débat, il faut souligner que le transport en TGV ne concerne que 12% de la population et plutôt la partie la plus aisée et absorbe la quasi totalité des investissements du rail en France. Sans compter son poids démesuré sur les finances locales, pour des retombées des plus hypothétiques, que ce soit en termes économiques ou de simple aménagement du territoire.