La saturation (des riverains) de la RD 931

La RD 931 est, en fait, la partie ouest de la RN 124 qui relie de fait Toulouse à la façade atlantique via la très fameuse bretelle de Barcelone-du-Gers. Cette bretelle d’accès à la dispendieuse autoroute 65 — énorme gouffre à argent public par la grâce des PPP — est elle-même une déviation déguisée permettant par un effet d’affichage d’annoncer que le Gers est lui-même doté d’une entrée autoroutière,

Rendre la RN21 payante

Il est certain qu’une fois que les riverains n’auront plus accès à la route nationale (qu’ils ont financée avec leurs impôts) qui traverse leurs villages, le transit sera beaucoup plus fluide pour les 10 ou 20 % de la population les plus aisés, ceux qui sont prêts à payer pour gagner quelques minutes.

Se déplacer dans notre région

Nostalgie de la gare

Des états généraux, une consultation en ligne, on pourrait penser que les élus de la Région ont commencé à prendre la mesure du délabrement absolu de l’aménagement des territoires ruraux, de leur enclavement — voire de leur abandon — de la nécessité d’anticiper l’inflation prévisible du poids des énergies fossiles dans les besoins de déplacement et de la nécessité de les rationaliser en cessant d’éloigner toujours plus les services publics des citoyens qui en ont besoin…

Mais en répondant au questionnaire,

Deux fois plus de poids lourds dans les Pyrénées que dans les Alpes françaises

De nombreux Gascons ont constaté une nette augmentation du trafic de poids lourds en transit national et international sur nos routes pourtant souvent déclassifiées de nationales à départementales sous prétexte de dessertes essentiellement locales.

Il semblerait que ce « ressenti » ne vient pas de nulle part et que l’abandon du fret par la SNCF et l’envolée des tarifs des autoroutes privatisées ne soient pas étrangers à des nuisances que nous subissons et que nous finançons à fonds perdu.

Rail : quand le tout TGV implique la sous-dotation des dessertes locales

La même histoire se répète indéfiniment partout en France et pas seulement dans les navettes domicile-travail entre les zones rurales sans ambitions en termes d’emplois qualifiés et les métropoles étranglées par un foncier toujours plus spéculatif, hors de portée des ménages de travailleurs de la petite classe moyenne.

Comme la SNCF engloutit l’essentiel de ses moyens dans l’accélération continue des trajets TGV des 10 % les plus aisés de la population,

Le paradoxe du vélo

Un article intéressant en ce qu’il met en évidence ce que nous pourrions appeler le paradoxe du vélo.

Autrement dit, n’étant pas des usagers des transports doux, les élus ne s’en préoccupent pas et ne connaissent rien aux conditions réelles de la pratique du vélo ou de la marche à pied. Ils ignorent notamment que des voies de circulation entièrement dédiées à la voiture sont,

Pourquoi limiter le vélo aux loisirs?

Certes, le renforcement des infrastructures permettant le déplacement à vélo en zone rurale sans être en concurrence dangereuse avec la voiture sur des voies uniquement pensées pour elle est une très bonne nouvelle.

Mais pourquoi limiter la réflexion à l’offre touristique?

Dans le Gers, beaucoup de trajets de la vie quotidienne font moins de 10 km tout en étant souvent trop longs pour être effectués à pieds dans un délai raisonnable.

L’esclavage de la voiture en milieu rural

L’absence de transports en commun ne pénalise pas que les populations fragiles ou pauvres que les pouvoirs publics ont fortement tendance à oublier ou mépriser lors de leurs décisions relatives à l’aménagement des espaces ruraux. Le tout-voiture obligatoire est une charge financière qui pèse très fortement sur le budget de l’ensemble des ménages. La voiture individuelle est actuellement le moyen de transport le plus couteux et le moins efficace possible.

Le démantèlement rural par les écoles

Dans La Petite Gascogne, nous n’avons de cesse de dénoncer l’abandon programmés des territoires ruraux par les instances décisionnaires qui sont immanquablement urbaines et donc très éloignées de réalités de terrain de nos campagnes.

Service public après service public, l’idéologie économiste détruit méticuleusement le tissu territorial sans jamais proposer d’autres alternatives que la soumission des espaces ruraux aux seuls besoins des métropoles : fournitures de ressources alimentaires et de lieux villégiatures,

La route plus meurtrière pour les seniors

Une fois de plus, on passe à côté du vrai débat qui est celui de la place des usagers des transports doux dans un territoire uniquement pensé pour les automobiles.

Comme les plus jeunes, les personnes âgées sont vulnérables sur des voies publiques qui consacrent le règne du tout-bagnole. Leurs facultés réduites ne leur permettent pas le niveau de réponse exigé par des véhicules rapides et nerveux.

LGV Toulouse-Bordeaux : l’État donne son feu vert

Juste remettre en perspective le débat, il faut souligner que le transport en TGV ne concerne que 12% de la population et plutôt la partie la plus aisée et absorbe la quasi totalité des investissements du rail en France. Sans compter son poids démesuré sur les finances locales, pour des retombées des plus hypothétiques, que ce soit en termes économiques ou de simple aménagement du territoire.