Devoir de mémoires

Dimanche dernier, comme dans toutes les communes de France, Nogaro a célébré la victoire du 8 mai 1945. Au-delà  des discours, des fanfares, des gerbes de fleurs, ce que nous honorons, c’est la mémoire meurtrie de ceux qui ont vécu la guerre, ceux qui ont survécu mais surtout ceux qui ne sont pas revenus.

60 ans de paix

Cela fait donc 60 ans que le sol de notre pays n’a pas connu la guerre. 60 ans est un chiffre qui interpelle les esprits. C’est presque qu’une vie d’homme. Ce sont trois générations qui ont eu le temps de se succéder. Aujourd’hui, ce sont les petits-enfants de ceux qui ont vécu l’horreur de la guerre qui viennent déposer des fleurs au Monument aux Morts. Ils n’ont pas connus la guerre. Leurs parents non plus.

Bien sûr, la guerre n’a jamais été aussi présente, aussi meurtrière, partout ailleurs, dans le monde. Elle a frappé, il y a un peu plus de 10 ans, au cœur même de l’Europe. Elle ravage des contrées entières, et la télévision nous en rend témoins.

Cependant, 60 ans sans guerre, c’est déjà  là  une grande victoire que nous devons continuer de célébrer, année après année.

Mémoires d’outre-Pyrénées

La mémoire était décidément à  l’honneur dans la ville de Nogaro, puisque immédiatement après la commémoration du 8 mai, la population était invitée au vernissage de l’exposition de photographies qui se tient à  la mairie, salle du conseil, du 8 mai au 2 juin.

Il s’agit là  d’une collection de photos anciennes présentant la vie et les habitants de Huarte, en Espagne, ville avec laquelle Nogaro est jumelée depuis l’année dernière.

Au-delà  de l’intérêt historique et artistique de ces photos, il s’agit aussi de découvrir l’autre, cet autre soi-même, et finalement de créer cette irremplaçable conscience collective de ceux qui comprennent qu’ils appartiennent définitivement à  la même humanité. Les photos d’Huarte nous renvoient à  notre propre histoire, et c’est à  travers ce devoir de mémoire transfrontalier que nous tissons les liens entre les peuples, liens qui construisent, jour après jour, une Europe de la paix.

tranches de vie des habitants de Huarte
La charrette
Mrs Pierre Dubroue (AFN), Pierre Coussy (Amical du bataillon de l’Armagnac) et Gabriel Tilhac (Prisonniers de guerre) et leurs compagnons d’arme, venus honorer la mémoire des disparus
Les enfants de Nogaro s’apprêtent à  déposer leurs fleurs.

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