Un pont entre les générations

Alors que plus de 60 ans se sont écoulés, on peut se demander si les commémorations du 8 mai revêtent encore une quelconque signification pour les jeunes générations et si, à  force d’être rabâché, le devoir de mémoire n’a pas été vidé de son sens dans sa répétition monotone.

Cette interrogation légitime était au cœur du discours toujours très attendu de Jean-Pierre Pujol, le maire de Nogaro. Mais il répond à  cette question en insistant sur l’aspect pédagogique toujours renouvelé de l’Histoire. Il rappelle que la Seconde Guerre mondiale, au-delà  de la guerre de territoire de l’Allemagne nazie qui voulait étendre son espace vital, était aussi et surtout une vaste entreprise industrielle planifiée de destruction d’un peuple qui s’est appuyée sur la théorisation des sous-hommes que l’on doit exterminer : « cette tragédie tient à  la volonté de certains et à  l’indifférence du plus grand nombre ». Et c’est pour cela que plus de 60 ans plus tard, ne nous pouvons nous sentir à  l’abri de ce genre de monstruosité. Seules les paix justes font les guerres justes, mais cette question de la guerre juste ne nous épargne pas toujours la terrible extrémité des guerres nécessaires.

Les guerres continuent sans cesse de ravager l’humanité, mais d’autres guerres, qui se jouent sans arme, font elles aussi leurs victimes. Chaque année, la faim fait 9 millions de victimes, soit plus que bien des maladies. Peut-on construire la paix dans un monde qui a faim, dans un monde d’inégalités aussi criantes, dans un monde de déséquilibres où les riches habitants du Nord bâtissent toujours plus de murs et de barrières pour arrêter l’élan vital des habitants du Sud?

Un homme qui a faim peut-il être libre?

« L’humanité n’est pas un état subi, mais une dignité à  conquérir! »


Les anciens combattants et les enfants des écoles primaires unis dans le devoir de mémoire.

Fidèles au poste, les musiciens de la Chicuelina de Nogaro menée par Thierry Duffaut



Dépôt de gerbes au monument aux morts

Les enfants des écoles de Nogaro ont aussi déposé leur offrande fleurie



Les JSP (jeunes sapeurs pompiers) de Nogaro au garde-à -vous !

Jean-Pierre Pujol, maire de Nogaro, aux discours toujours empreints d’humanisme, où le passé éclaire forcément le présent des peuples.



Le jeune Baptiste Dusens du conseil municipal des enfants lit le discours des anciens combattants : « cherchez ce qui vous unit plutôt que ce qui vous divise »

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