Week end littéraire

Les jeunes lycéens de Nogaro ont créé l’événement ce week end avec la remise de la première édition du prix « jeune mousquetaire » du premier roman.

Premier roman

Sous le « marrainage » bienveillant d’Anna Gavalda, le jury s’est réuni vendredi 12 mai afin de choisir entre les cinq romans finalistes lequel verrait le lendemain son auteur recevoir le prix. Anna Gavalda s’est dite impressionnée par la pugnacité et l’intensité des débats qui ont animé le jury et par la force de conviction qu’il a fallut déployer par certains, pour parvenir à  convaincre l’assemblée de la nécessité de retenir « Volume » le livre très déroutant mais infiniment séduisant d’Orion Scohy.
« Le téléphone a sonné tard dans la soirée et j’ai appris que j’avais le prix. Ils avaient réservé un billet de train pour me rendre à  Nogaro dès le lendemain. Une fois que j’ai raccroché, j’ai hurlé de joie. »
Orion Scohy est sous-titreur télétexte et vit à  Montpellier : « Grâce au développement d’Internet, je peux aujourd’hui exercer en télétravail. C’est ainsi que j’ai pu quitter Paris pour le Sud. » Son premier roman, il l’a mûri des années, depuis ses années de fac, en fait. Plusieurs fois commencé, abandonné, repris, jusqu’à  l’œuvre finale, son étrange roman qui refuse la linéarité, somme et patchwork à  la fois des essais précédents.
Les discussions furent âpres pour imposer cette œuvre singulière et déroutante, et c’est Marion Tessier, sa plus fervente défenderesse qui en parle le mieux : « J’ai tout de suite été séduite par le mélange des genres, par ce foisonnement d’histoires et de personnages, lesquels vont et viennent au fil du récit. »

Un livre foisonnant et loufoque

C’est un univers bizarre et loufoque qui est né sous la plume d’Orion, lequel a cherché à  exploser les codes du récit : « Il y a trois axes d’exploration de mon roman : un aspect anatomique (autour de l’OS, les initiales de l’auteur), un aspect astronomique (ne porte-t-il pas le nom d’une nébuleuse?), et un jeu purement littéraire autour des noms, des sons, des jeux de mots. »
Orion travaille actuellement sur d’autres projets pour lesquels on lui souhaite la même réussite.

Volume, Orion Scohy, Editions P.O.L

Anna Gavalda Anna Gavalda en pleine séance de dédicaces à  la librairie De page en page. Elle prend soin, avec ses petits pinceaux dédiés à  cette fin, d’illustrer ses signatures soignées et très personnalisées : « Je trouve cela plus sympa qu’un gros tampon AMICALEMENT collé à  la chaîne ».
Les candidats à  la dédicace ont su faire preuve de patience et de bonne humeur et n’ont, bien sûr, pas été déçus du résultat. séance dédicace
Remise du prix Jean-Pierre Pujol, à  gauche, félicite Orion Scohy et lui remet son prix, épaulé par Anna Gavalda, à  droite.
Photo souvenir du jury, avec Eric Busson, Anna Gavalda et Orion Scohy en arrière-plan : « J’ai reçu une première lettre d’Eric me demandant d’être la marraine de ce prix : j’ai refusé. Il a fait semblant de n’avoir jamais reçu ma réponse et il a écrit une deuxième lettre, encore plus belle que la première. J’ai fini par accepter et aujourd’hui, je ne regrette pas du tout d’être venue ici. Pourtant, il continue à  nier d’avoir jamais reçu ma première réponse. » conclura Anna. Jury

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