Un métier de crève-la-faim

Fidèles à  eux-même, Dominique et Benoît Hébert hébergent de nouveau un artiste dans leur chai du château de Salles d’Armagnac. Tout le mois de juillet, riverains et estivants sont invités à  découvrir l’oeuvre captivante de Mika.L, artiste peintre local qui peint contre vents et marées depuis près de 30 ans.

Une vision du chaos

Mika.L sort d’une période très inspirée durant laquelle il a produit toute une exploration du chaos, un patchwork émotionnel à  l’état brut. « Je peins surtout le matin, 5 à  6 heures, avant midi. Il s’agit souvent de l’expression de mon état émotionnel du jour. La composition me prend de 15 à  30 minutes, puis j’applique mes glacis… Quand je ne suis pas inspiré, je fait dans le figuratif, je produis des portraits. Il n’est pas nécessaire d’être inspiré pour le figuratif, mais cela permet de travailler la technique. »

Artiste avant tout, Mika.L connait des pauses artistiques récurentes : « Quand je n’ai plus d’argent, j’arrête de peindre et je vais travailler. C’est comme cela que je suis artisan-paysagiste par ailleurs. La peinture est un métier de créve-la-faim, mais si elle me permettait d’en vivre, cela deviendrait peut-être alors un travail, et cela pourrait alors ne plus me plaire du tout. », conclut-il dans un grand éclat de rire.

Mika.L Mika.L, une vie de peintre avant tout
Une peinture abstraite où des figures familières permettent l’ancrage du spectateur, l’invitent à  dériver sur sa propre interprétation. peinture
Mika.L Le chaos vu par Mika.L ressemble à  un éboulis, un effondrement, une chute.
« L’art est un témoin de son époque » nous confirme Jean-Claude Godmak (à  gauche), autre artiste polymorphe, intallé à  Fustérouau et qui a particulièrement apprécié le travail de son collègue Mika.L peintres

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