Le Canard Gascon gonfle ses plumes

Le Canard Gascon gonfle ses plumes
La mascotte du Canard Gascon, dessinée par Louis-Gaà«l Le Breton, connu dans le monde du dessin sous le pseudonyme d’Elger.

Entre remise des prix et virage à  180 °, le magazine implanté au cœur du Sud-Ouest lançait sa nouvelle formule le 17 octobre dernier devant un parterre trié sur le volet.

Le Canard Gascon gonfle ses plumes
Bernard Arnautou (au centre) vient de gagner son poids en vins de Saint-Mont, prix remis par un représentant des caves de Saint-Mont (à  gauche) et Jean-Louis Le Breton (à  droite).

C’est au cinéma de Nogaro que Jean-Louis Le Breton, directeur de publication du Canard Gascon avait décidé de rendre public le nom des heureux gagnants du grand concours de l’été et de leur remettre leur lot. 30 gagnants, originaires des 13 départements du grand Sud-Ouest et même au-delà , se sont partagé des lots ancrés dans notre terroir : vins du Marmandais, Blanche de Gascogne, conserves de canard, ainsi qu’un baptême de l’air à  l’aéroclub de Nogaro et un baptême de piste sur le circuit Paul Armagnac. Le grand gagnant, Berbard Arnautou des Pyrénées Atlantiques, fondu de casse-tête de mots, est reparti avec son poids en vin de Saint-Mont.

Le Canard Gascon gonfle ses plumes
Et comme toujours en Gascogne, les gagnants du grand jeu-concours de l’été se retrouvent autour d’un pot de l’amitié convivial.

Dans une deuxième partie de soirée, Jean-Louis Le Breton dévoilait le nouvel axe stratégique de diffusion de son titre régional. Face à  la concurrence de plus de 4000 titres habituellement distribués en kiosque, le Canard peinait à  se faire une bonne place en rayon et souffrait d’un réel déficit de notoriété. Pourtant, la maquette luxueuse du magazine et le choix de ses sujets ancrés dans les traditions régionales remportaient l’adhésion des lecteurs. Mais comme pour le reste de la presse actuellement en crise, l’équilibre restait difficile à  atteindre.

Un nouveau gratuit pour le Gers et les Landes

Pour remédier à  cette situation, Le Canard s’allège de quelques plumes (format plus ramassé, pagination réduite) et devient totalement gratuit. Il change aussi de stratégie de distribution et s’invite dans les lieux de vie les plus favorables à  une petite dose de lecture : restaurants, bars, salons de coiffure, magasins, salles d’attente, soit 230 points de distribution entre Gers et Landes, le titre ayant choisi de réduire la voilure et de se concentrer sur les territoires qu’il maîtrise le plus. C’est ainsi la garantie pour les annonceurs, financeurs principaux du titre, d’être visibles et abondamment lus sur une zone de proximité avec leur clientèle.

Cette mutation est un pari sur l’avenir incertain de la presse indépendante, laquelle peine parfois à  trouver ses marques entre la force de frappe des grands groupes de presse qui s’affrontent dans une terrible course à  la concntration et l’éclatement des habitudes des lecteurs, sursollicités par la profusion des médias et corsetés par l’atonie des budgets familiaux.

Une épopée de presse locale que le Petit Journal, autre titre indépendant, ne pouvait pas manquer de suivre.

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