Les Gersois en manque de piscines couvertes : que fait le Bas-Armagnac?
Un article plutôt intéressant paru aujourd’hui dans Sud-Ouest rappelle que le Gers est l’un des rares départements de France à ne disposer que d’un seul bassin couvert, ce qui est loin de répondre à la demande :
Pour plonger dans le grand bain en plein hiver ou simplement faire quelques longueurs entre deux réveillons, les Gersois n’ont pas le choix. Ils sont 180 000 nageurs potentiels à avoir tous rendez-vous dans la piscine d’Auch… qui déborde parfois.
L’argument qui revient sans cesse comme variable explicative est le coût de fonctionnement de ce type de structure :
Des investissements trop lourds et des coûts de fonctionnement impossibles à équilibrer, Françoise Fiorentini ne veut pas en entendre parler. « Cette situation signifie que les politiques ont fait le choix de ne pas répondre à une demande à la fois du public, des scolaires, des clubs et des professionnels de la santé. On ne doit pas calculer si une piscine couverte est rentable ou pas. Elle répond à une demande et un besoin de santé publique. » Cette problématique est également valable à l’échelle de la région Midi-Pyrénées qui manque aussi cruellement de bassins couverts.
L’argument du coût de fonctionnement ne tient pas vraiment la route quand on cesse de penser local pour penser intercommunal ou Pays. De surcroît, les piscines couvertes ont une véritable vocation de service public, comme l’apprentissage de la natation (prévention des noyades). De nombreuses communes du Gers ont déjà fait le choix d’investissements lourds dans les complexes aqualudiques d’été à destination essentiellement des touristes tout en délaissant les populations locales dont les besoins restent non satisfaits 10 mois par an.
Nogaro doit mettre aux normes très prochainement sa piscine municipale à grands frais, mais là aussi, nul projet de bassin d’hiver, nulle tentative de trouver de nouveaux financements dans les bassins d’habitation limitrophes, au niveau du département ou de la région. Pourtant la commune est au cœur d’un secteur particulièrement sous-équipé dans le domaine de la natation tout au long de l’année et dispose d’atouts propres incontestables (source d’eau chaude) pour un projet dont les coûts de fonctionnement pourraient être mutualisés avec les collectivités locales à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, tant la pénurie de ce type d’équipement le rend attractif de très loin.
Posté le 5 janvier 2010 dans Sports et traditions, Vie Quotidienne, Économie.
Tags : équipement, piscine
Commentaires
Commentaire de Letournelle Jeannine
Date Lundi 14 juin 2010 à 10:01
Bonjour,
Je suis une jeune retraitée active et je m’installe dans votre belle Région début Juillet 2010. Je viens de la région parisienne et avec mon mari pratiquons la natation été comme hiver.
Alors c’est bien d’attirer les retraités avec des programmes immobiliers attractifs mais une piscine couverte l’hiver serait le grand plus.
Merci pour votre action.
Une future électrice
Commentaire de BOU Réjane
Date Mardi 15 juin 2010 à 8:56
où en est le projet de l’ouverture en 2011 sur Nogaro d’une salle de détente et de remise en forme (avec piscine couverte et chauffée, jacuzzi, hammam, sauna,pataugeoire, espace fitness…)
dixit flayers jaunes distribués en début d’année


Commentaire de FIORENTINI Françoise
Date Vendredi 11 juin 2010 à 14:41
En tant que présidente du Comité Départemental de Natation du Gers, je souhaiterais que Nogaro ne fasse pas la même erreur que l’Isle Jourdain en négligeant une demande de la population d’un bassin couvert, ouvert à l’année, au prétexte que les coûts de fonctionnement sont trop élevés. La municipalité a agit seule pour refaire sa piscine d’été, en décidant que la gestion serait territoriale puisque les usagers arrivent de tout le canton. L’intercommunalité a pris le “bébé avec l’eau du bain” et c’est devenu une “piscine territoriale” pour obtenir le financement d’un semblant de couverture de bassin. La piscine n’ouvrira, en tout état de cause, que d’avril à octobre.
Le Gers n’a pas la “culture natation” et nous n’avons pas encore trouvé les élus porteurs de ce vrai projet structurant qu’est un bassin couvert, à l’échelle d’un territoire et non d’une commune. Il ne s’agit pas d’un petit investissement, alors autant que nos élus y réfléchissent ensemble ! Qui prendra l’initiative?